Et en 2018, Prélude à la félicité…

Le répertoire abordé par l’ensemble «  l’Heure de Musique » parcourt les grandes œuvres pour instruments à vent et à cordes.

Soucieux d’approfondir leur intimité avec de grandes œuvres, ces musiciens passionnés consacrent beaucoup de temps à la préparation minutieuse d’un programme avoisinant une heure avant de le diffuser largement lors d’une dizaine de concerts répartis sur toute une année.

Après deux Quintettes de Mozart – celui pour clarinette et quatuor à cordes et celui pour piano et instruments à vent – abordés en 2013, leur choix s’est porté sur le Septuor op. 20 de Beethoven pour violon, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, basson et cor comme œuvre maîtresse pour la saison 2014-2015. Ce programme a été donné sept fois d’octobre 2014 à avril 2015 en Belgique et en France. En 2015-2016, ils se sont mis au service du monumental Octuor de Franz Schubert qu’ils ont joué dix fois devant des publics variés mais toujours conquis. En 2017, c’est tout naturellement la figure de Johannes Brahms qui s’imposait avec sa Première Sérénade dans une version pour dix instruments.

Poursuivant leur exploration chronologique des grands maîtres, l’Heure de Musique a, cette fois, jeté son dévolu sur trois compositions majeures emblématiques de cette fin du XIXe siècle, prémonitoire de toutes les audaces artistiques de la modernité.

Wagner, Mahler et Debussy ont composé en moins d’un quart de siècle – entre 1870 et 1894 – des joyaux d’un rare raffinement dont le langage et le climat tendent à la félicité. L’idée de les rassembler au sein d’un même programme s’est imposée tout naturellement. La variété des éclairages permet des déclinaisons de couleurs étonnantes, gages d’un concert riche en harmonies tantôt franches tantôt suggérées, en rythmes troublants et en timbres magiques.

Les versions pour ensemble de chambre (quintette à cordes et quintette à vent) proposées par l’Heure de Musique ont été accomplies par des musiciens avertis, respectueux des intimes intentions des compositeurs. Elles respectent avec des moyens légèrement différents les timbres et les couleurs propres à chaque œuvre.

Les Lieder eines fahrenden Gesellen de Mahler seront chantés par Stefaan De Moor, baryton. Diplômé en Sciences des Communications à l’Université Libre de Bruxelles et en Chant-Concert au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Jules Bastin, Stefaan participa à de nombreuses reprises au Festival de Wallonie. Il chante régulièrement comme soliste avec divers ensembles. Aujourd’hui, en plus de l’oratorio, il se consacre essentiellement à la mélodie française et au lied. Il est régulièrement suivi par Lucienne Van Deyck, cantatrice de réputation internationale et spécialiste de Mahler.

Retrouvez ici la présentation complète de ce programme